On pense que tout se termine. Que le soleil ne va pas revenir. Qu'il faut mettre un terme à nos choses, nos histoires, nos affaires pesantes ou sérieuses. On aime à s'imaginer dans l'avenir alors même que l'on va s'endormir. Comme un pauvre condamnée à mort qui, sur l'échafaud, n'a jamais vu Paris, qui ne regrette que les voyages qu'il n'a pas fait. Sans revenir sur les épopées, les odyssées qu'il a vécu. Alors qu'elles donnent le sens à la vie qui s'achève sur le regard haineux de la famille de sa victime. Qu'importe les victimes vivantes de ses regrets. On est égoïste quand on va mourir. On est égoïste quand on va s'endormir.
Mais non, je ne pleurs pas.
Le soir est un phénomène amusant.
Pour nous, jeunes, "ennemis de nous même" parfois, le soir n'existe pas. On continue le jour dans les rythmes et les odeurs de la nuit non-calme, violée par les lumières, les sons, les sons-et-lumières, l'on allonge artificiellement sa journée, sa vie, avec impatience, sans regrets aucuns.
Mais non je pleurs pas!
Mais on a beau continuer indéfiniment sa journée jusqu'au bout de nos nuits vivantes et passionnantes, on se dit quand même qu'il y aura une fin à tout cela. Le sommeil, petite mort sympatoche doit quand même exister. Pour nous permettre de vivre encore d'autres jours à rallongent.
Mais non je vous dit! c'est une poussière!
Je me dis que j'en arrive au point où la fatigue de mon jeune âge m'impose une nuit de sommeil. Ce n'est rien, une nuit de sommeil. Rien de plus qu'un passage dans les rêves. Tu descend dans ton puits, tu récupère un peu d'eau trouble, incompréhensible, et tu remontes, mine de rien! Une nuit de sommeil, ce n'est pas si grave. Et j'ai retardé cette nuit trop longtemps. je sens les baisses d'attention. Les yeux qui zieutes plus comme avant. Je louche un peu trop. Je reviens trop sur mes pas. Je titube. Je crois que j'ai besoin d'une nuit de sommeil. C'est rien une nuit de sommeil.
Oui je sais! une grosse poussière!
Alors amis, lecteurs, liseurs, liseuses, amies, chers démons de caboche fanées, je vous souhaite, chaleureusement avec toute mon affection (et celle du cadavre de mon alter-égo disparut, Negolik) le bonsoir le plus sincère.
Ici, c'est la petite mort de mon petit blog.
Je vais dormir quelque temps. Mais, je pense qu'à mon réveil, sous d'autres latitudes, d'autres dimensions, je retrouverai vos yeux curieux et brillants.
Qui sait... Comme pour les meilleures nuit, celle-ci passera en un éclair. Le temps d'un petit rêve...
Bonne nuit doux blog (j'étais obligé de la faire celle-là>_<) A jamais.
Et vous autres, bande de lecteurs, A demain Matin ;)